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Histoire de la philosophie hellénistique

 
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Histoire de la philosophie hellénistique
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Karahir
Invité





Message Histoire de la philosophie hellénistique Répondre en citant
Voilà encore un truc d'Elessar toujours avec le commentaire désagréable que j'enlève. Atention c'est long et indigeste mais pour
lui faire plaisir :

La pensée grecque, les nouvelles philosophies

A l’origine, la science grecque était inséparable de la philosophie. Mais pendant la période hellénistique, avec les progrès que la philosophie effectuait, elle tendait vers la constitution d’une discipline autonome. Athènes, comme à la période classique, demeura le centre de l’activité philosophique. Là fonctionnait, organisés en de petites républiques intellectuelles qui élisaient leurs
scholarques, l’Académie platonicienne et le Lycée se rattachant à l’enseignement d’Aristote. Là aussi, le phénicien chypriote, Zénon, vint enseigner à l’Agora, sous le portique (stoa) ce qui donna son nom à la doctrine et aux membres de stoïcienne/stoïciens. C’est là aussi que l’Athénien Epicure réunit ses disciples dans le « jardin ». Il n’y a pas vraiment un monopole athénien sur la philosophie puisque ces groupes de philosophies essaimèrent également dans tout le monde hellénistique. Mais c’est là que les philosophes furent les plus nombreux et reçurent le plus d’élèves et le plus d’honneurs. D’ailleurs, ce fut les chefs des trois grandes écoles de philosophie (Carnéade de Cyrène le chef de l’Académie, , Critolaos de Phasèlis chef du Lycée et le stoïcien Diogène de Babylone) qui furent envoyés comme ambassadeurs à Rome ce qui est évidemment un grand honneur. Athènes était alors le siège d’une « faculté de philosophie » demeurée sans égale jusqu’à la fin de l’Antiquité.
Il s’agit d’enseignement plus que de créations originales. Après un épanouissement spectaculaire à la fin du IV eme et au début du III eme siècle, la science de la philosophie perdit beaucoup de sa créativité. Il ne reste que l’ardeur initiale venant de la période classique grâce à laquelle la période hellénistique a pu considérablement enrichir et transformer l’apport de l’époque classique. On retrouve dans les tendances générales de la philosophie hellénistique un reflet des conditions nouvelles de vie. Quelques écoles opposent le monde à la cité (composant eessentiel de l’époque classique) et tirent toutes les conséquences de l’élargissement politique. La philosophie de l’époque classique était centrée sur les grandes questions existentielles et sur la polis (la cité de l’époque classique) et trouvait peu de valeurs dans tout ce qui n’était pas grec. La philosophie de la période hellénistique est bien différente de cela : elle est plus ouverte aux autres et est plus individuelle et plus universelle à la fois. Malgré leurs divergences, toutes les philosophies cherchaient à définir ce qui pouvait rendre les individus heureux.

Le cynisme

Le cynisme survivait à Diogène et deux anciens esclaves ajoutèrent aux prédications de mendiants, l’action de leurs écrits. Ceux-ci constituaient le plus souvent des railleries. Le cynisme défini par Diogène de Sinope (415-327) est fondé par le refus des conventions et la recherche de liberté ; or pour les cyniques l’homme ne peut être heureux que si il est libre et cette liberté est restreinte par les biens matériels et les conventions c'est-à-dire la vie dans le milieu de la société. Pour pouvoir être libre, il faut donc s’affranchir de la vénalité de la soif d’honneur et des contraintes sociales et morales. L’école cynique refuse donc la famille, le travail et la cité. Ils allaient avec des vêtements en lambeaux, mangeait, dormait et vivait l’intégralité de leur vie en public. Par exemple, Diogène vivait à Athènes dans un tonneau et mendiait. Ils s’affranchissaient du désir et des biens matériels, ils étaient libres et à les en croire, heureux. Mais, derrière ces apparences extérieures de rupture violente avec les conventions, derrière cette affectation d’irrespect poussée volontairement jusqu’au scandale il y avait chez ceux qui ne devinrent pas de simples charlatans un idéal noble de la sagesse et la volonté de l’effort de s’affranchir de tout ce qui est l’essence humaine. En grec le mot cynisme a la même étymologie que chien : le terme de chien leur était donné car on croyait qu’il se comportait comme des animaux.

Le scepticisme

Le scepticisme a été développé par Pyrrhon d’Elis (365-275) un contemporain d’Alexandre qui l’a suivi en Asie. Il a commencé par recommander une règle de vie. Celle-ci insistait dans l’indulgence et la soumission aux usages, sur l’équilibre de l’âme et sur la quiétude de l’esprit. Cette règle, conquise par la logique, devint doctrine. Les sceptiques pensaient que la seule réponse rationnelle dans une situation où l’on ne comprend pas est de suspendre son jugement. Les sceptiques jugeaient que toute idée avait sa contrepartie et toute vision son contraire. Donc de façon générale ils pensaient que nous ne pouvons atteindre ni des certitudes, ni la vérité. Les tentatives par les humains d’atteindre la connaissance ou la vérité conduisent à un état malheureux. Ils pensaient que confusion et angoisse venaient chez les humains lorsqu’ils cherchaient la vérité, des certitudes, à atteindre des dogmes. Selon eux, en suspendant le jugement on arrivait selon eux à la paix de l’âme (ataraxia) et au bonheur. Ainsi les sceptiques proclamaient que le jugement comme les sensations se trompent. Ainsi, il faut se taire face aux querelles des philosophes. La connaissance et la vérité objectives n’existaient donc pas pour les sceptiques. Ces derniers préconisaient de suivre le mouvement général, d’agir comme les autres non parce qu’ils avaient raison mais pour minimiser les difficultés. Lorsqu’un malheur arrivait, il convenait de ne pas s’en soucier car on ne pouvait pas savoir si ce n’était pas pour notre bien. Le scepticisme allait bien dans son temps : on était à une époque où les sciences montraient que des vérités n’étaient plus vraies, qu’il fallait se méfier des théories. Les idées contraires fleurissantes avaient généré le doute. De plus nouveau pour les cultes étrangers avaient remis en question des questions mythes ancestraux.

L’épicurisme

Beaucoup d’écrits ont énoncé des informations erronées sur la doctrine d’Epicure en affirmant que c’est la recherche effrénée du plaisir. Le but premier d’Epicure était de libérer l’homme des craintes auxquelles il doit faire face. Il voulait libérer les hommes de la crainte des Dieux. Il ne niait pas leur existence mais l’oisiveté dans laquelle vivait l’homme excluait le surnaturel. Il pensait que tout n’était que hasard et pensait que l’homme comme l’âme n’était que des agrégats d’atomes (il reprenait la théorie de Démocrite sur les atomes). Selon lui, la mort dissolvait les agrégats et donc il n’y a pas d’au-delà et la terreur vis-à-vis de cela est injustifiée. Les craintes Epicure veut libérer les hommes dérangeaient selon lui la quiétude de l’esprit et menaient à l’angoisse et à la perte du bonheur. Pour Epicure, le plaisir et la douleur sont le plus grand bien et le plus grand mal. Le bonheur vise à conquérir ses craintes, à minimiser les difficultés et la douleurs, à augmenter les plaisirs. Plus simplement, le corps ne doit pas souffrir et l’âme ne doit pas être troublée. De plus, les dieux ne doivent pas être craints : les hommes et leur sort ne dépendent pas d’eux. La douleur éphémère nous fait apprécier la santé, si elle ne l’est pas, elle est fatale. A partir de là, la voie est libre pour la conduite d’une vie dont le but est le plaisir. Bien sûr, il faut distinguer le vrai plaisir selon le critère de l’absence de désir et de douleur. Epicure distingue donc trois désirs de natures diverses qu’il faut combler pour atteindre le vrai plaisir. Il y a d’abords des désirs naturels et nécessaires : il ne faut pas avoir ou faim ou soif. Si cela n’est pas comblé, la douleur surviendra. Il y a ensuite des désirs naturels mais non essentiels : ce sont ceux liés à ce qu’on voit, entend, mange, ressent,… Cependant si on ne les assouvit pas la douleur ne vient pas. Et puis il y a les désirs associés à l’âme qui sont vains et qui mènent vers l’angoisse : désir de gloire, de puissance, de biens,… Le sage devait combler tous ces désirs et atteignait le vari plaisir.

Le stoïcisme

Le stoïcisme est la philosophie hellénistique qui obtint le plus de succès. Elle eut un gros impact chez les Romains et des éléments de cette philosophie se retrouvent dans la doctrine du christianisme. Son fondateur est Zénon de Citium (336-264). Il prêchait que l’univers était dominé par des lois immuables qui venaient de la Raison Divine. Celle-ci établissait ordre et harmonie ici bas. Ainsi, le stoïcisme condamnait le hasard dans lequel il ne voulait voir que l’inexpliqué. Son monde était donc organisé et mû par cette Raison Divine en partant comme Héraclite, l’avait déjà pensé, du feu primordial. L’homme était fait d’un corps pénétré d’une âme, qui était un souffle ardent animé d’intelligence. Cette sorte de cosmogonie allait donc bien avec un optimisme absolu car tout résultait d’un enchaînement logique. Zénon prêchait que le devoir de l’individu était de vivre conformément aux lois de la nature c'est-à-dire en accord avec l’ordre de ce monde qui amenait à tendre vers la prfection. Ainsi, l’harmonie de l’individu avec les lois de la nature amenait forcément à la quiétude d’esprit et donc à au bonheur. L’homme obtient ce bonheur en méprisant les biens, les souffrances et les sentiments. Ainsi, l’individu obéit à la raison ce qui lui permet de pratiquer la vertu : à ce prix seulement, l’homme est riche bien que pauvre, libre bien qu’esclave, heureux malgré la mort, la torture et la maladie. Ainsi, les individus doivent accepter les infortunes avec patience et les bienfaits avec humilité. Cela crée un état qu’ils appelaient « absence de passions » (apatheia). Les nombreux adeptes de cette philosophie recherchaient donc sagesse, bonheur et vertu. Dans la réalité, il fallut adapter ce strict et hautain idéal. On admit donc que certains biens comme la santé, la beauté, la joie et la force n’étaient pas méprisables. Le stoïcisme, à l’inverse de l’épicurisme, ne prônait pas le retrait indifférent aux affaires politiques. Ainsi, le stoïcisme pu attirer et garder de nombreux adeptes qui, parfois avec une grande noblesse, firent de leur mieux pour respecter leur idéologie. De plus, le stoïcisme, à l’inverse de l’épicurisme, ne s’enferma pas dans une doctrine trop étroite et dictée uniquement par l’enseignement du fondateur, Zénon. Après ce fondateur, il y eut comme chef prestigieux de l’école, le Cilicien Chrysippe, puis Panaitios de Rhodes. Ainsi, le stoïcisme et sa doctrine évoluèrent. Le Portique eut une grande influence non seulement à son époque mais aussi plus tard, dans l’empire romain : des rois et empereurs adoptèrent l’idéologie de la philosophie stoïcienne comme Antigonos III Gonatas (souverain macédonien) et Marc Aurèle (empereur romain).


Mar 18 Déc - 19:38 (2007)
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Mar 18 Déc - 19:38 (2007)
Halfsharkalligator
Xanadaute


Inscrit le: 07 Déc 2007
Messages: 104
Masculin

Message Histoire de la philosophie hellénistique Répondre en citant
Tant qu'à faire autant qu'il revienne poster lui même ces trucs... ça servait a rien de se barrer en se donnant en spectacle longuement puis de continuer à poster des trucs en traitant karahir comme un larbin...

_________________


Mar 18 Déc - 21:21 (2007)
Karahir
Invité





Message Histoire de la philosophie hellénistique Répondre en citant
Attention je ne suis pas larbin. Mais Elessar m'a rendu jadis quelques services que je n'oublie pas. Je suis donc son serviteur pour un temps.


Mar 18 Déc - 21:27 (2007)
Divine Comedie
Picture"s Lord


Inscrit le: 08 Déc 2007
Messages: 343
Masculin

Message Bonsoir, Répondre en citant
           L'intervention d'Elessar n'a rien a faire dans ce sujet qui est sensé être un lieu de débat. Alors que maintenant on se retrouve avec un pavé sur la manière de penser des Grecs à croire que l'homme est désormais incapable de penser par lui même.  
           Et surtout ne me poser pas la question " Etes vous d'accord avec leurs manière de penser ?" ce qui est vraiment stupide.  
 
Voilà, la prochaine fois lisez le post it merci. 



Mar 18 Déc - 22:17 (2007)
Karahir
Invité





Message Histoire de la philosophie hellénistique Répondre en citant
Désolé on m'a dit de poster là et elessar m'a demandé de poster.


Mer 19 Déc - 18:26 (2007)
léonidas
Xanadaute


Inscrit le: 23 Nov 2007
Messages: 598
Masculin

Message Histoire de la philosophie hellénistique Répondre en citant
Je pense que personne ne vas lire ce pavé. Je vais donc rajouter un sondage au post pou savoir qui l'a lu du premier mot jusqu'au dernier. Soyez francs. Je me chargerai de rapporter les résultats à notre chèr Elessar.

_________________
"L'ennemi est con, il croit que c'est nous l'ennemi alors que c'est lui."

Mer 19 Déc - 18:39 (2007)
Syd
Sgt. Pepper


Inscrit le: 21 Nov 2007
Messages: 1 298
Masculin

Message Histoire de la philosophie hellénistique Répondre en citant
Moi j'ai juste lu le paragraphe sur le cynisme, parceque j'aurais tendance à me considérer comme tel. Donc je voulais voir si la définition correspondait. Oui pour la plupart des choses, non pour les guenilles et la jarre... merci, je trouverai d'autres moyens pour montrer mon refus des conventions.

Sinon pour ce qui est du topic, il aurait été autrement plus intéressant de faire un topic sur un mouvement philosophique en particulier...


Mer 19 Déc - 18:48 (2007)
Lizardking
Ziggy


Inscrit le: 24 Nov 2007
Messages: 692
Masculin

Message Histoire de la philosophie hellénistique Répondre en citant
Moi je suis également dans une periode de cynisme,ca me fait assez marrer je dois dire d'etre cynique,donc je profite biggrin


Jeu 20 Déc - 23:59 (2007) Visiter le site web du posteur MSN
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